Montréal

Mon Bilan de l’année 2016

Mercredi 11 Janvier 2017, 12h20. Me voilà devant mon ordinateur, installée dans mon canapé moelleux, plaid tout doux sur moi, YouTube en fond sonore. Dehors le ciel de Montréal est nuageux, on peut quand même apercevoir des bouts de ciel bleu. La température est positive pour la première fois depuis des jours, la neige en profite pour fondre un peu. Je profite de mon jour de repos pour dresser le bilan de l’année 2016 qui, je crois, a été l’une des plus mouvementées de ma vie.

Mon année a commencé en Espagne à Barcelone. Sous le soleil, la douceur de l’hiver en Europe du Sud. Main dans la main, nous avons parcouru cette magnifique ville avec mon cerf. C’était mon troisième séjour là-bas, je retrouve toujours avec plaisir les Catalans, les beaux immeubles créés par Gaudi, les tapas et la sangria…

Barcelone

Détails des mosaïques au Park Guell

 

Le projet Canada commençait à voir le jour, après avoir passé plusieurs entretiens, mon cerf avait été retenu par une entreprise ayant pignon sur rue à Montréal, et ils étaient en train de s’occuper des démarches purement Québécoises. La date de départ était loin d’être fixée car nous ne savions même pas si notre demande allait être acceptée par l’immigration.

En mars, je me rends en Allemagne avec mes biches. Nous découvrons la vie de notre Biche Eva (oui oui on s’appelle vraiment comme ça entre nous!)  à Brème, mignonne ville près d’Hambourg. Je suis heureuse de voir son appartement avec une belle vue sur les toits alentours, de visiter l’endroit où elle vit depuis près d’un an et demi. Nous louons une voiture et partons pour Cologne. Nous nous baladons le long du Rhin à la découverte de petits villages. Ce séjour me réconcilie un peu avec l’Allemagne que j’ai tendance à trouver un peu trop froide et autoritaire à mon goût… Je ne suis pas une fille du Sud pour rien, je vis à l’heure espagnole, j’aime la chaleur autant des gens que de la température et surtout l’esprit de l’Espagne, très festive et ouverte.

Brême Allemagne

Symbole de Brême

 

En avril, nous nous envolons au Sri Lanka avec mon cerf, après avoir hésité pour un séjour dans le sud de l’Inde, tellement nous avions été charmés par le nord. On s’attendait à retrouver une petite Inde sur cette île qui longe sa grande voisine mais nous avons été agréablement surpris de voir que les Sri Lankais avait leur propre identité. La végétation et l’architecture ressemblent plus à la Thaïlande, les paysages sont hyper contrastés. Je pense vous faire un petit article pour vous présenter tout ça. Dépaysement total, découvertes maximales (mention spéciale à la région du centre où est cultivé le thé), on a pas envie de rentrer dans train-train quotidien. Tellement que quand mon pied se pose sur le sol de Toulouse, mon coeur s’emballe, le stress monte et je me dis « Même si je ne peux pas partir au Canada, je dois changer de boulot ».

 

Lors de ce séjour, nous avons eu des nouvelles du Canada. On en blaguait entre nous en se disant que nous attendions cette réponse à Toulouse mais qu’elle arriverait lors de voyage. D’ailleurs quand mon cerf m’a dit, le lendemain de notre arrivée, « C’est bon, on peut s’inscrire sur CIC et prendre nos billets d’avion », je l’ai pris à la rigolade pensant à une blague. A nous la découverte du fameux site stressant CIC, nous avons passé plusieurs soirées sur les papiers à remplir et à fournir en vue de notre immigration.

En mai, j’ai aussi annoncé aux différents cabinets infirmiers pour lesquels je travaillais que j’allais devoir les quitter. Les réactions ont été hyper positives et super encourageantes.

Nous voici début juillet, je m’inscris à une retraite de yoga sur 3 jours en Dordogne, le thème est tout à fait d’actualité dans ma vie « Faire briller ses rêves au quotidien ». Pratique de yoga, méditation mais aussi travail sur nos rêves et nos aspirations, la retraite est complète et fait réfléchir à nos vies et au sens que nous voulons lui donner. Elle coïncide avec mon dernier mois de travail en tant qu’infirmière. Ce mois a été très difficile moralement, il me tardait de raccrocher la seringue, de plus en plus convaincue que ce boulot n’était plus pour moi.

Le mois d’août signe la fin de mon activité libérale et mon départ de la France. Je pars me ressourcer en bord de mer avec Biche Pierre à Narbonne puis à Brive pour voir ma famille. Repos bien mérité après des mois à se concentrer sur ce fameux départ. Nous vivons avec de moins de moins de meubles, grand tri dans mes vêtements, livres… et autant te dire que c’est plutôt libérateur de se dire que tu repars de zéro (ou proche de zéro). Grand repas népalais avec tous nos amis pour fêter notre départ pour Montréal !

Narbonne

Vue sur les hauteurs de Narbonne Plage

 

Le 23 août 2016, nous passons la frontière et nous avons une bonne surprise à la douane : notre visa sera de 3 ans. Commencent ensuite les dernières démarches administratives, la recherche d’un appartement et l’achat de meubles. Tout cela n’est pas insurmontable, il faut juste un peu d’organisation. Nous faisons nos premières expériences de vie à la canadienne et nos premières rencontres amicales.

L’automne arrive avec sa nature magnifique et ses températures clémentes. Nous en profitons pour découvrir (ou redécouvrir) les alentours de Montréal, en faisant un petit tour à Ottawa puis à Québec. Les 4 derniers mois ont été riches en aventures que j’ai pu vous narrer sur mon blog. Blog que j’avais en tête depuis un petit moment et qui est devenu réalité avec mon arrivée ici.

Ma reconversion professionnelle est toujours dans un coin de ma tête. J’ai envie de me tourner vers des choses plus saines et plus en respect de l’homme et de la nature. Je me renseigne de plus en plus sur les formations de bien-être que je pourrais faire. En 2015, j’avais suivi une formation sur le « toucher-massage » qui m’avait vraiment plu. Cette formation était dispensée par une ancienne infirmière reconvertie en massothérapeute. Je rentre en contact avec des professionnels français exerçant ici, je visite une école et je participe à un weekend d’introduction. Je prends la décision de me former à la massothérapie, une façon de soigner autrement selon moi. L’aventure commencera en 2017 !

Début décembre, Mimie-Gaia entre dans notre vie. Notre petite chérie est une rescapée. Elle a été trouvé sous une benne à ordures sur le parking d’un supermarché. La pauvre miaulait pour attirer l’attention, elle a été sauvé par l’association Chatons Orphelins Montréal. Quand j’ai vu le petit texte la décrivant et sa photo, le coup de foudre a été immédiat. La visite dans sa famille d’accueil a confirmé notre choix de l’accueillir chez nous, et par un dimanche ensoleillé notre Mimie-Gaia est entrée définitivement dans notre vie. Nous avons choisi de l’appeler Gaia (Mimie étant le prénom donné par l’association) pour nous rappeler l’Inde et Gayatri, la déesse de la Terre. C’est une boule d’énergie remplie d’amour.

Mimie-Gaia

Mi-décembre, première expérience de la vie à -20 degrés. On s’était préparé psychologiquement à cette température car, il faut bien se le dire, c’est le gros cliché des Français. En arrivant à Montréal, nous nous sommes équipés de manteaux chauds et bottes fourrées. Me voilà chaudement habillée, prête à affronter cette température glaciale. Mes cheveux qui dépassaient ont gelé, ainsi que mes poils de nez (grande classe quand tu arrives au chaud et que le tout dégèle…), chaque pas est lourd et pompe de l’énergie, surtout si le tout est accompagné d’un bon petit vent.

Tu l’auras compris l’année 2016 a été riche en aventures, entre voyages et grande décision. 2017 s’annonce comme l’année du renouveau, signe logique à cette année de changement. Il me tarde de voir ce qu’elle me réserve !

 

Commentaires Facebook

Aucun commentaire

Poster une réponse

Vous Aimerez Aussi

Tu aimes ce blog ?

N’hésite pas à liker ma page Facebook !

Tu peux aussi t’inscrire à la lettre d’information :